ecov appuie la démarche du gouvernement destinée à encourager officiellement le covoiturage local

ecov appuie la démarche du gouvernement destinée à encourager officiellement le covoiturage local

Face aux perturbations dans les transports, le gouvernement et Madame Borne, Ministre chargée des Transports, s’impliquent pour encourager officiellement le covoiturage. ecov appuie cette démarche et encourage à franchir un cap supplémentaire dans la pratique du covoiturage de proximité tout en rappelant que l’enjeu dépasse largement la question des grèves.

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ecov se réjouit de l’implication du gouvernement pour encourager le développement du covoiturage local.

Avec 1,3 personne en moyenne par véhicule, le covoiturage courte distance “présente un fort potentiel de développement” selon l’ADEME. Après des années d’investissements dans les transports en commun, on observe que l’usage de la voiture individuelle reste prépondérante. En 2015, elle représentait toujours 80% des km de déplacements des voyageurs¹. Le potentiel du covoiturage, comme un moyen de se déplacer partout en France pendant et hors période de grève, est considérable. Le covoiturage ne doit pas être une alternative mais un réflexe de déplacement. 

Comme le montrent les nombreux retours d’expérience, l’implication des pouvoirs publics et notamment du gouvernement pour encourager le covoiturage est nécessaire et bienvenue selon ecov : un véritable service public innovant du covoiturage doit voir le jour, partout où il n’y a pas de train.

A ce titre, ecov oeuvre depuis 2016 avec les collectivités territoriales pour développer le covoiturage quotidien : me service  public de covoiturage quotidien COVOIT’ICI permet de faire de la voiture un véritable transport collectif. 

ecov a ainsi contribué aux Assises Nationales de la Mobilité qui se sont tenues fin 2017, en faisant part de ses propositions pour l’avenir. Le raisonnement tenu par ecov a été cité dans le rapport Duron, à l’origine de la future loi sur les mobilités.

ecov oeuvre au quotidien pour accélérer le recours au covoiturage local avec le service public innovant COVOIT’ICI

Durant les grèves SNCF, les usagers vont devoir modifier leurs habitudes de déplacement. Les Français vont pouvoir s’essayer au covoiturage de courte distance. Une occasion pour ecov de contribuer à faire évoluer leur perception de ce mode de transport et de les sensibiliser aux avantages que celui-ci représente. 

ecov innove et cherche quotidiennement à identifier et comprendre les besoins de ses usagers. Il s’agit d’inventer le premier service public coproduit par les usagers. Pour cela, plusieurs chercheurs ont rejoint l’équipe, deux thèses sont en cours, et pas moins de 30 enquêtes utilisateurs ont été menées en moins de trois ans pour proposer une solution adaptée aux passagers et conducteurs du réseau COVOIT’ICI. Ces enquêtes ont permis d’identifier et de lever certains freins du covoiturage, afin de construire un service public de nouvelle génération, capable de répondre aux enjeux actuels de la mobilité locale.

Il s’agit notamment de proposer des solutions flexibles pour les usagers et notamment les salariés. Et ainsi leur permettre de bénéficier du service lorsqu’ils le désirent, sans impératif horaire, grâces aux lignes de covoiturage structurées par des stations de covoiturage connectées. COVOIT’ICI rend la pratique du covoiturage spontanée.

En combinant des infrastructures physiques (des panneaux lumineux connectés et des bornes tactiles) à des outils digitaux et en permettant une mise en relation spontanée entre conducteurs et passagers, COVOIT’ICI contribue à développer la mobilité inclusive. Le service est aussi accessible aux Français qui n’utilisent pas de smartphone et leur potentiel (>40%) et/ou qui n’ont pas accès à internet (15%²).

Dans les territoires équipés du service public COVOIT’ICI, la voiture devient un transport collectif.

¹ Chiffres clés transport, Ministère de l’environnement, édition 2017

² Etude Crédoc – décembre 2016

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COVOIT’ICI en quelques chiffres :

2015 : ecov crée COVOIT’ICI. Jeune Entreprise Innovante mais aussi Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale, ecov est aujourd’hui en forte croissance avec 25 personnes pour le début 2018.
32 stations de covoiturage connectées sont opérationnelles sur le réseau dont 17 dans les Yvelines et le Val d’Oise, 7 dans l’Ouest Rhodanien et 8 stations dans les Bouches-du-Rhône.

À la rencontre de Nathalie Dyèvre, responsable marketing et stratégie produit

À la rencontre de Nathalie Dyèvre, responsable marketing et stratégie produit

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Diplômée de l’ESSCA, Nathalie a acquis son expertise en marketing dans de grands groupes en France et au Canada, avant d’opérer une transition vers les entreprises sociales grâce notamment au programme On Purpose. Aujourd’hui, elle coordonne la conception et l’évolution du service en toute agilité chez ecov.

 

Bonjour Nathalie, peux-tu nous expliquer quel est ton rôle chez ecov ?

Je suis en charge du marketing et du produit chez ecov. Je suis là avant tout pour m’occuper de tout ce qui touche à l’évolution du produit, mais du point de vue de l’utilisateur. Concrètement, cela revient à réfléchir à un service qui répond aux besoins de ses utilisateurs en termes de mobilité. Mais cela concerne aussi tous les aspects marketings relatifs au produit, de sorte qu’il soit mis en avant de manière optimale et qu’il réponde aux besoins que l’on connaît du terrain.

 

Selon toi, que faut-il pour réussir chez ecov ?

Pour réussir chez ecov, je dirais qu’il faut avant tout être vraiment motivé par le projet, car cela demande beaucoup d’énergie. Nous sommes sur un projet innovant qui implique des expérimentations, des essais, pour proposer in fine un produit de qualité. Il faut donc trouver sans cesse de nouvelles idées et les tester. Certaines fonctionnent, d’autres non. Et pour cela, la motivation est vraiment le premier levier.  Mais nous sommes aussi une start-up, ce qui implique aussi une certaine polyvalence : savoir passer du plan stratégique à l’opérationnel sur le terrain par exemple.

 

Pour finir, pourrais-tu nous dire quelques mots sur ecov ?

ecov a une réelle utilité pour les usagers et un double impact : un impact social, mais aussi environnemental. Nous répondons aux besoins de personnes qui n’ont pas d’autres choix pour se déplacer et qui se retrouvent parfois éloignées de l’emploi par manque de mobilité. Et environnemental puisque le but d’ecov, c’est aussi de décongestionner les routes en optimisant le remplissage des véhicules. Aujourd’hui, nous sommes en moyenne à 1,3 personnes par voiture. On peut donc faire beaucoup mieux !

 

Les aires de covoiturage ou l’avenir de la mobilité collaborative

Les aires de covoiturage ou l’avenir de la mobilité collaborative

Le covoiturage, mode de transport alternatif en développement 

Depuis 2000 et l’instauration des Plans de Déplacements des Entreprises ou des Administrations, de nombreuses collectivités ont apporté leur contribution au déploiement du covoiturage sur le territoire français.

Reconnu comme un mode de transport alternatif à l’autosolisme, voire au transport collectif dans certaines zones, le covoiturage de courte distance (inférieur à 80km) peut être appréhendé comme une solution efficace et économique aux problématiques de la mobilité qui touchent les collectivités. Cela, à condition qu’il soit soutenu par des infrastructures rationnelles et performantes.

Si la majorité des Français ont déjà entendu parler de plateformes de covoiturage comme Blablacar, ils ne sont que 3% à utiliser ces applications lorsqu’ils covoiturent. D’après une étude de l’ADEME, la plupart des individus qui pratiquent le covoiturage de courte distance sont des actifs qui forment des équipages parmi leurs collègues ou avec des individus travaillant dans la même zone qu’eux.

Dynamiser le covoiturage ne passe donc pas seulement par la mise en relation virtuelle d’un conducteur et d’un passager, mais bien par l’instauration d’un lieu de rencontre physique. Ainsi, le développement d’aires de covoiturage sur l’ensemble du territoire est une mesure phare de la transition modale. Plusieurs régions en France et à l’étranger ont mis en place des dispositifs qui s’apparentent de près ou de loin à des aires de covoiturage.

 

L’aire de covoiturage : un lieu de rencontre physique pour le covoiturage

Dans le cadre d’une politique de covoiturage, l’aire de covoiturage semble être une constante essentielle au bon développement du processus.

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Les aires sont ainsi des lieux de rencontre privilégiés en dehors des domiciles de chaque covoitureur.

Un covoiturage sur quatre s’effectue à partir d’une aire de covoiturage.

Elles permettent aux passagers de stationner leur véhicule (s’ils y ont recours pour se rendre au lieu de rendez-vous) et cela ne représente en moyenne que 3 minutes d’allongement (soit 2 km) du temps de parcours habituel du conducteur.

 

Un moyen élémentaire qui défie les technologies

Les aires de covoiturage permettent également de pallier aux défaillances de la technologie. Si la plupart des applications de covoiturage sont équipées d’un système de géolocalisation ou de mise en contact automatique, les utilisateurs sont nombreux à déplorer les « bugs » technologiques qui rendent alors plus difficile la rencontre entre covoitureurs. Nul besoin de recourir aux outils technologiques pour covoiturer avec praticité. Plus encore, contrairement aux technologies, les aires de covoiturage ne sont pas exclusives et permettent à ceux qui en ont le plus besoin de se déplacer.

 

Un instrument de la mobilité à coût réduit

Pour les pouvoirs publics comme pour les entreprises, l’usage de ces aires est un enjeu majeur pour combattre l’engorgement des villes et particulièrement des zones de stationnement. Aussi, en Loire-Atlantique, la mise en place d’un réseau maillé d’aires de covoiturage a permis non seulement de promouvoir le covoiturage comme un mode de mobilité, mais également de réduire les stationnements sauvages.

Par ailleurs, les aires de covoiturage ne représentent qu’un investissement limité au sein de la politique de mobilité. Dans la région de l’Arc Jurassien, le montant de l’aménagement des aires de covoiturage s’élève à 110 000 euros ce qui correspond à 26% environ du coût total de la mise en place du projet de covoiturage. Une alternative plus économique encore consiste à réhabiliter d’anciens parkings, comme c’est le cas pour 60% des aires en Loire-Atlantique, voire réserver des places de parking en service. Afin de développer la pratique, certains parkings appelés « parkings relais » vont même jusqu’à offrir le stationnement aux conducteurs-covoitureurs de plus de deux passagers.

 

La nouvelle forme des aires de covoiturage

Proches des aires de covoiturage, les « points stop » ou points d’arrêts sont des emplacements matérialisés uniquement par un panneau. Ils servent à encadrer le covoiturage de courte distance. Localisés sur des axes de passage, leur utilisation ne nécessite aucune inscription au préalable sur une plateforme de covoiturage et le temps d’attente du passager est en moyenne de 10 minutes.

Mais malgré la mise en place de mobiliers urbains, de panneaux signalétiques et d’incitations tarifaires sur les parkings, les aires ou les points d’arrêts restent peu utilisés. C’est pourquoi, chez ecov, nous cherchons à améliorer l’expérience du covoiturage en perfectionnant le concept des points d’arrêts pour optimiser l’utilisation des sièges libres. 

Mais cette initiative est aussi en cours dans certaines régions, telles que le canton de Berne. En particulier, la commune de Berthoud s’est équipée de colonnes Carlos formant un réseau et permettant à n’importe quel individu de covoiturer. Le passager saisit sa destination (parmi les 19 possibles) sur l’écran adossé à l’une des colonnes, règle le coût de son trajet et imprime un ticket qu’il remettra au conducteur. Tandis qu’au même moment, sa destination s’affiche au sommet de la colonne avertissant ainsi les automobilistes. Si la destination coïncide avec celle d’un automobiliste alors celui-ci s’arrête et le passager peut monter dans le véhicule. Le conducteur est remboursé des frais de transport en remettant le ticket dans un des points de vente du réseau des transports publics ou dans une station-service de la zone.

 

Alors que le covoiturage compte de plus en plus d’adeptes, repenser les aires de covoiturage devient une nécessité. Il ne s’agit plus seulement d’aménager des lieux sécurisés et faciles d’accès, mais aussi des aires attractives et adaptées aux besoins actuelles des populations. Aujourd’hui, de nombreux projets voient le jour dont certains permettent d’associer les aires de covoiturage aux commerces de proximité par exemple. Parmi eux, « Copilo’t » un concept développé par Armel le Sidaner, étudiant à l’Ecole de Design de Nantes, qui a imaginé une « station de covoiturage » située stratégiquement à proximité des commerces et qui proposerait des services comme la réception de colis. Un moyen intelligent de dynamiser l’activité locale et la mobilité collaborative.

 

zoom-sur---loupeZoom sur la mobilité collaborative :

La mobilité collaborative est fondée sur le partage et renouvelle les usages en partageant les véhicules et les sièges libres. Elle suscite de fortes attentes (réduction de l’impact social, amélioration du lien social …) et apporte de nombreuses solutions aux bénéficiaires.  

À la rencontre de Arnaud Bouffard, Directeur Général et cofondateur d’ecov

À la rencontre de Arnaud Bouffard, Directeur Général et cofondateur d’ecov

Citation Arnaud Bouffard

Diplômé de l’École Polytechnique et de KTH Stockholm, Arnaud a d’abord travaillé dans un fonds d’investissement Cleantech, puis dans un cabinet de conseil en stratégie carbone. Quelques années plus tard, il s’intéresse à entrepreneuriat comme mode d’action concret, toujours au service de ses convictions environnementales. Partageant avec Thomas Matagne (qu’il rencontre en 2013) l’idée que le covoiturage de courte distance doit se développer, c’est tout naturellement qu’il cofonde avec lui la start-up ecov fin 2014.

Une lecture qui l’a inspiré : « Le plein, s’il vous plaît ! La solution au problème de l’énergie » de Jean Marc Jancovici et Alain Grandjean.

 

Bonjour Arnaud, peux-tu nous expliquer d’où vient le nom d’ecov et ce qu’il signifie ?

Nommer une entreprise ou un service, ce n’est jamais quelque chose d’anodin et ce n’est pas une tâche facile. Mais dans notre cas, le choix a été assez rapide et évident. ecov, c’est la contraction de deux notions inhérentes à notre projet : « eco » pour écologique et économique et « cov » pour le covoiturage bien sûr. Avec le covoiturage, on optimise les moyens et on réduit les coûts. C’est aussi simple que cela et ça tient en 4 lettres !

 

Quelles sont tes sources de motivation au quotidien ?

Au quotidien, les motivations sont nombreuses. Mais je dirais que c’est avant tout de faire réussir et faire aboutir le projet d’entreprise qui est le nôtre. Et donc de trouver des solutions toujours plus innovantes pour permettre au covoiturage de courte distance de se développer de manière massive. Mais sans notre équipe, rien de tout cela ne serait possible. La motivation passe donc aussi par le bien-être de chacun. C’est pourquoi nous attachons une grande importance aux conditions de travail pour que celles-ci soient agréables et permettent à tous de se développer et de s’épanouir.

 

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ecov ? Que dirais-tu à quelqu’un qui voudrait travailler avec ou pour ecov ?

Que les avantages sont nombreux. Nous sommes sur un projet de société qui implique un grand nombre d’acteurs, c’est très intéressant. Mais c’est aussi un beau projet qui se concrétise autour d’une mission qui nous tient à cœur et pour laquelle on a envie de réussir. Pour laquelle on a envie d’aller loin.

Le second avantage transparaît quand on voit la diversité de profils et de compétences au sein de l’équipe : nous sommes sur un challenge assez complexe, ou plutôt assez complet en termes d’actions à mener ! C’est pourquoi nous avons des développeurs informatiques, un pôle Data science, mais aussi une équipe communication et des Designers. Tout ceci nous permet de couvrir un large champ d’actions. Il n’y a pas deux jours pareils !

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Dans le covoiturage, le Graal c’est la « rupture de charge » [partie 2]

Dans le covoiturage, le Graal c’est la « rupture de charge » [partie 2]

Dans notre précédent article (ici), nous vous expliquions en quoi la « rupture de charge » est le Graal du covoiturage. Aujourd’hui, nous complétons nos propos en abordant le principe du « porte-à-porte » dans la mobilité.

 

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Zoom sur le « porte-à-porte » 

Le « porte-à-porte » est ce concept, cette idée, d’apporter une solution qui permette de vous emmener de votre pied de porte à celui de votre travail (ou celui de votre médecin, de votre boulanger etc). Dans le monde trendy du « mobility as a service », le porte à porte fait office d’avenir rêvé.

 

Se voyant pousser des ailes grâce au numérique et à l’économie du partage, de nombreux acteurs, petits et gros, se sont précipités sur le covoiturage. Et, comme une évidence, beaucoup ont fait du « porte-à-porte » dans le covoiturage un objectif évident.

Mais le numérique n’a pas encore la puissance de changer les lois mathématiques ou physiques. Il est impossible de faire du porte-à-porte autrement qu’avec un véhicule individuel utilisé individuellement. C’est d’ailleurs là que réside la vraie puissance de la voiture.

Du coup, la seule façon de parvenir à se déplacer en porte-à-porte sans avoir son propre véhicule est d’enchaîner plusieurs modes de déplacement (la « rupture de charge, donc).

 

L’espace et le temps : ces petits rien qui font tout, et que le numérique ne change pas

 

Quand on y pense, c’est évident. Mais, lorsque nous le disons chez ecov, on nous regarde de travers. Alors on tente une petite démonstration simplifiée.

Prenons un territoire fictif, carré, peuplé d’individus répartis au hasard. Pour estimer le potentiel du covoiturage de porte-à-porte, il faut répondre à la question :

 

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Évidemment, tout dépend de ce qu’on appelle « même lieu » et « même destination ». Si « même lieu » veut dire +/- 5 km, ce n’est pas pareil que +/- 50 mètres. Pour ce faire, on découpe le territoire en zones, de tailles différentes pour illustrer les différences de précision.

 

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Un même territoire découpé en zones de tailles différentes, pour illustrer la précision de la notion de « même lieu ».

 

Ensuite, on calcule la probabilité que les deux agents se trouvent successivement deux fois dans le même carré, selon la taille de ces mêmes carrés.

Le résultat est intuitif. Plus les zones sont petites (c’est-à-dire plus la précision du “porte-à-porte” est grande), moins la probabilité de convergence des lieux des agents est élevée. Mais comment cette probabilité évolue-t-elle ? De manière exponentiellement décroissante en fonction de la taille des zones. En clair : des zones un peu plus petites conduisent à une très forte réduction de la probabilité, laquelle tend très vite vers 0.

 

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On a raisonné dans l’espace. Mais il faut introduire le temps. Pour partager un trajet en covoiturage, il faut partir et arriver au même endroit, et le faire en même temps. Pour ce faire, il suffit de faire le même raisonnement avec une dimension supplémentaire (en 3D donc).

 

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Les possibilités se multiplient, et la probabilité de convergence s’effondre encore.

 

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Si vous visez du porte-à-porte, vous ne pouvez que rester englué dans la queue de l’exponentielle. La probabilité de pouvoir faire du covoiturage sera alors extrêmement faible si vous visez une trop forte précision de convergence des trajets (à quelques dizaines de minutes et de mètres).

Lorsque l’on parle de faire du covoiturage en porte-à-porte, on court après une chimère : c’est tout simplement impossible. Au mieux, on peut arriver, par chance, à mutualiser quelques trajets de temps en temps dans des conditions spécifiques (par exemple, les zones d’activités, qui concentrent l’espace et le temps). Mais cela ne peut pas être massif au regard de l’ensemble de la mobilité. Et cela ne peut pas l’être, quand bien même tout le monde aurait un smartphone et utiliserait la même plateforme. Croire le contraire revient à croire au Père Noël.

On en revient alors à notre article précédent, où nous vous expliquions en quoi la « rupture de charge » est le Graal du covoiturage (eh oui).

Dans le covoiturage, le graal c’est la « rupture de charge » [partie 1]

Dans le covoiturage, le graal c’est la « rupture de charge » [partie 1]

Quand vous faites du covoiturage sur une longue distance, il ne vous vient pas à l’idée d’attendre un conducteur qui passe en bas de chez vous, Rue du Poitou à Paris, pour vous emmener directement Rue de Provence à Marseille. Vous risqueriez d’attendre longtemps. C’est globalement la même chose pour le covoiturage local : il est illusoire d’attendre un covoiturage qui vous emmènera de Rue du Poitou à Rue du Paradis à Mantes-la-Jolie.

En revanche, vous pourriez avoir l’idée de vous rendre à un endroit clé du réseau routier (par exemple, une porte du périphérique de Paris). Exactement comme quand, pour aller à Marseille, vous retrouvez votre conducteur à une station de métro, une gare de banlieue ou une porte de Paris.

Vous feriez exactement comme vous le faites pour les transports collectifs : vous enchaîneriez un ou plusieurs modes de transport pour atteindre votre objectif. Ou comme le font les auto-stoppeurs : vous allez attraper le flux de véhicule qui vous intéresse.

 

La rupture de charge, ce tue-l’amour pourtant indispensable

 

Le vrai sujet du covoiturage est donc de permettre la « rupture de charge » avec la voiture individuelle.  

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Zoom sur la « rupture de charge » : 

Dans le domaine des transports, la rupture de charge est l’étape durant laquelle des passagers (ou des marchandises) transportés par un premier véhicule sont transférés dans un second. Ce changement peut être immédiat ou non. Les ruptures de charges sont coûteuses, car elles impliquent une perte de temps et des opérations de manutention. Enfin, un organisateur de transport essaiera de les limiter autant que possible.

 

La « rupture de charge », ce terme qui mélange échec amoureux et problème électrique, est tellement lourd qu’il constitue un tue-l’amour à lui tout seul. Il incarne le summum de l’anti-marketing. C’est la bête noire des transporteurs. L’élément pénible pour les usagers. C’est aussi le triomphe des économistes des transports, qui ont montré que perdre du temps (en particulier avec les ruptures de charges), plombe la compétitivité des transports collectifs par rapport à la voiture (impact au moins aussi important que le coût monétaire).

La rupture de charge, c’est LE cauchemar que les constructeurs automobiles sont heureux de ne pas connaître. Et pourtant, ils vont devoir en passer par là ! Le véhicule autonome va les y obliger.

Celui qui arrivera à maîtriser au mieux la rupture de charge (sur tous ses aspects) disposera d’un avantage compétitif considérable. Il pourra offrir un service de mobilité très efficace à coût ultra-compétitif. C’est donc le déterminant de la mobilité réinventée de demain : partagée et autonome.

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Mais alors pourquoi le covoiturage réinterroge-t-il le concept de « rupture de charge » et réciproquement ? 

 

Parce que le covoiturage change les ordres de grandeur.  

La « rupture de charge », si elle est honnie en général, fonctionne bien quand l’offre de transport en commun est abondante. Dans les grandes villes, enchaîner RER, métros ou bus est fait quotidiennement et massivement par les usagers. C’est acceptable, car l’offre de mobilité est efficace : un métro toutes les 5 minutes, un bus toutes les 8 minutes, etc. Cela se traduit concrètement par le fait que vous attendez peu, vous marchez peu… Bref, vous perdez peu de temps sur votre parcours. Le coût général (argent + temps) de votre déplacement est acceptable.

A contrario, si vous envisagez les ruptures de charges des transports collectifs dans les zones peu denses, cela devient très vite pénible. L’offre est faible et il est difficile, voire impossible de la combiner de manière correcte.

Le covoiturage utilise les véhicules et trajets existants. Soit un volume d’offres considérable. Si on s’appuie sur les flux de voitures, alors le potentiel de covoiturage ouvre une nouvelle perspective : une fréquence très élevée de transports, similaire à un transport collectif à haute fréquence. Là où vous aviez un bus par heure, vous vous retrouvez avec 60 voitures de l’heure. Dans le cas de cette offre abondante, vous pouvez envisager d’enchaîner plusieurs véhicules.

Si vous pouvez enchaîner plusieurs véhicules, alors vous pouvez vraiment vous déplacer au quotidien. Exactement comme avec les transports collectifs : vous pouvez vous déplacer, bien que ceux-ci ne vous emmènent pas en porte-à-porte. Si la rupture de charge est maîtrisée, alors le covoiturage peut être massifié.

Tout ce raisonnement fonctionne avec le covoiturage dans des véhicules conduits par des conducteurs et a fortiori avec le véhicule autonome.

***

En résumé, la rupture de charge, c’est LE nœud à résoudre pour une mobilité massivement partagée, aujourd’hui et demain. La rupture de charge, c’est le vrai graal du covoiturage. Et le porte-à-porte dans tout cela ? Pas d’inquiétude, on ne l’a pas oublié ! On vous en parle ici.

Etre mobile sans mobile, c’est possible !

Du 6 au 8 février, la journée sans smartphone où l’occasion de repenser notre manière d’appréhender la mobilité. 

Applications, notifications, sms, appels… Avec le smartphone, la sollicitation est permanente. Il est présent à chaque instant : au réveil, dans les transports en commun, ou encore dans la jungle urbaine où il nous simplifie les trajets. Le téléphone est devenu notre assistant personnel, notre bras droit ; parfois totalement indissociable de notre activité.

C’est pourquoi la journée sans téléphone (du mardi 06 février au jeudi 08 février 2018) est l’occasion de repenser notre manière d’appréhender le monde et la mobilité. Et plus encore, lorsqu’il est question de covoiturage !

C’est justement là que les solutions d’ecov peuvent intervenir !

En alliant dispositifs physiques et numériques, la pratique du covoiturage est sécurisée et accessible à tous. Les panneaux lumineux situés en amont des stations de covoiturage permettent d’informer les conducteurs de la présence d’un passager et affichent sa destination.

Pour le passager, l’accès au service est tout aussi simple. Et le smartphone n’est pas obligatoire ! Il lui suffit de renseigner son trajet à la borne et de conserver le ticket délivré par la station (qui servira par la suite à payer le conducteur).

Une application mobile et un site internet sont aussi proposés aux passagers et conducteurs connectés.

 Depuis 3 ans, 3 réseaux dans 3 régions différentes : un service public de covoiturage de proximité.

Avec nos marques COVOIT’ICI, COVOIT’GO et bientôt d’autres projets, des lignes de covoiturage se développent (dans le Vexin, Salon de Provence …). Elles viennent renforcer le réseau actuel de transports en commun. Sans pour autant imposer le recours aux smartphones.

Petit à petit, une dynamique collective se crée et simplifie la pratique du covoiturage. L’accès aux territoires est facilité par des dessertes rurales, des rabattements vers une gare ou un centre urbain … Et ceci dynamise à terme l’activité économique.

En collaborant étroitement avec les collectivités et les différents acteurs de la mobilité, nous œuvrons ainsi au quotidien pour développer un service public de covoiturage de proximité

 

Alors si vous aussi vous tentez la journée sans mobile, vous vous rendrez très vite compte que sans lui, tout devient plus concret et qu’il faut trouver des alternatives. Il en va de même pour nos solutions de covoiturage. En utilisant nos dispositifs techniques (panneaux lumineux, bornes connectées …), le covoiturage reste possible même sans smartphone !