À la rencontre de Arnaud Bouffard, Directeur Général et cofondateur d’ecov

À la rencontre de Arnaud Bouffard, Directeur Général et cofondateur d’ecov

Citation Arnaud Bouffard

Diplômé de l’École Polytechnique et de KTH Stockholm, Arnaud a d’abord travaillé dans un fonds d’investissement Cleantech, puis dans un cabinet de conseil en stratégie carbone. Quelques années plus tard, il s’intéresse à entrepreneuriat comme mode d’action concret, toujours au service de ses convictions environnementales. Partageant avec Thomas Matagne (qu’il rencontre en 2013) l’idée que le covoiturage de courte distance doit se développer, c’est tout naturellement qu’il cofonde avec lui la start-up ecov fin 2014.

Une lecture qui l’a inspiré : « Le plein, s’il vous plaît ! La solution au problème de l’énergie » de Jean Marc Jancovici et Alain Grandjean.

 

Bonjour Arnaud, peux-tu nous expliquer d’où vient le nom d’ecov et ce qu’il signifie ?

Nommer une entreprise ou un service, ce n’est jamais quelque chose d’anodin et ce n’est pas une tâche facile. Mais dans notre cas, le choix a été assez rapide et évident. ecov, c’est la contraction de deux notions inhérentes à notre projet : « eco » pour écologique et économique et « cov » pour le covoiturage bien sûr. Avec le covoiturage, on optimise les moyens et on réduit les coûts. C’est aussi simple que cela et ça tient en 4 lettres !

 

Quelles sont tes sources de motivation au quotidien ?

Au quotidien, les motivations sont nombreuses. Mais je dirais que c’est avant tout de faire réussir et faire aboutir le projet d’entreprise qui est le nôtre. Et donc de trouver des solutions toujours plus innovantes pour permettre au covoiturage de courte distance de se développer de manière massive. Mais sans notre équipe, rien de tout cela ne serait possible. La motivation passe donc aussi par le bien-être de chacun. C’est pourquoi nous attachons une grande importance aux conditions de travail pour que celles-ci soient agréables et permettent à tous de se développer et de s’épanouir.

 

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ecov ? Que dirais-tu à quelqu’un qui voudrait travailler avec ou pour ecov ?

Que les avantages sont nombreux. Nous sommes sur un projet de société qui implique un grand nombre d’acteurs, c’est très intéressant. Mais c’est aussi un beau projet qui se concrétise autour d’une mission qui nous tient à cœur et pour laquelle on a envie de réussir. Pour laquelle on a envie d’aller loin.

Le second avantage transparaît quand on voit la diversité de profils et de compétences au sein de l’équipe : nous sommes sur un challenge assez complexe, ou plutôt assez complet en termes d’actions à mener ! C’est pourquoi nous avons des développeurs informatiques, un pôle Data science, mais aussi une équipe communication et des Designers. Tout ceci nous permet de couvrir un large champ d’actions. Il n’y a pas deux jours pareils !

call to action Arnaud Bouffard

À la rencontre de Thomas Matagne, Président / CEO et cofondateur d’ecov

 

Photo-Thomas

Après des études en sciences physiques et en sciences politiques appliquées à l’environnement, Thomas a travaillé dans le secteur public au sein de la région Ile-de-France, puis au ministère de l’Écologie sur les questions environnementales et de transition énergétique. Fin 2014, avec Arnaud Bouffard, il fonde ecov. En un mot, il se définit comme engagé.

 

Bonjour Thomas, peux-tu nous expliquer comment t’est venue l’idée de créer ecov avec Arnaud ?

Arnaud et moi ne nous connaissions pas, mais nous avions un parcours similaire : des études dans lesquelles nous avons étudié, à force d’équations et d’étude scientifiques, la réalité des périls environnementaux. Ce n’est pas une idéologie ou un fantasme, c’est une réalité du monde qui nous a vu naître : nous allons collectivement dans le mur. Après les études, nous avons voulu agir : lui dans le conseil, moi dans l’action publique. Tous les deux, nous avions fortement envie de sortir de la théorie pour passer à l’action, avec la conviction que nos meilleurs efforts seraient bien employés à développer des solutions d’avenir. Nos chemins se sont croisés, nous avons réfléchi, testé, et la création d’ecov était possible !

 

Quelles sont tes sources de motivation au quotidien ?

Penser un nouveau type de service public de mobilité, avec des personnes aux profils très variés, c’est vraiment quelque chose qui motive au quotidien. Mais c’est aussi la chance d’inventer sans cesse un service toujours plus innovant.

Puis, il y a aussi la participation des utilisateurs. Car les héros dans l’histoire, ce sont eux : nos utilisateurs. Ils co-produisent un nouveau service public et nous permettent ainsi d’optimiser la route, les voitures et le système de transport existant !

Dans cette aventure, tout le monde est gagnant : aussi bien les passagers que les conducteurs, les collectivités, l’environnement, l’économie et le social… Il n’y a pas de miracle à cela.  On vient simplement s’attaquer à des inefficacités collectives majeures.

 

Si tu devais décrire la collaboration au sein d’ecov, que dirais-tu ?

La collaboration à la manière d’ecov cela représente beaucoup d’autonomie et de prises d’initiatives. Elles sont d’autant plus nécessaires que nous sommes une jeune entreprise qui se structure, et dont le métier est extrêmement large et complètement nouveau. Jamais personne n’a fait ce que l’on fait : être à cheval entre le numérique et l’infrastructure, entre le service public et l’économie du partage. Cela représente beaucoup de champs à déchiffrer en même temps. C’est pourquoi les professionnels qui nous rejoignent sont motivés par l’aventure d’ecov et sont animés de convictions fortes pour résoudre les problèmes d’intérêt général.

 

Comment vois-tu l’avenir ?

L’avenir, je le vois de manière positive. C’est un peu paradoxal, car quand on connaît les enjeux environnementaux, les enjeux économiques, sociaux et énergétiques associés à la mobilité, les contraintes budgétaires des collectivités et des acteurs publics en général, on peut être assez pessimiste !

Mais aujourd’hui, on aperçoit des évolutions qui sont des changements radicaux dans le monde existant. Les inefficacités du XXème siècle sont les richesses de demain. Par exemple, nous concernant, ce sont des sièges libres qui se baladent un peu partout en France et ailleurs, qui ne demandent qu’à être utilisés ! Ils représentent une véritable richesse collective.

C’est pourquoi nous avons l’habitude de dire que le pétrole n’est pas sous nos pieds, mais qu’il est sous nos yeux. Ce potentiel d’amélioration est une source de motivation et de réjouissance chaque jour ! Mais pour cela, il faut sortir des cadres classiques et accepter de réfléchir différemment, de prendre des risques,  et de miser sur l’avenir ! 

 

Call-to-action

Etre mobile sans mobile, c’est possible !

Du 6 au 8 février, la journée sans smartphone où l’occasion de repenser notre manière d’appréhender la mobilité. 

Applications, notifications, sms, appels… Avec le smartphone, la sollicitation est permanente. Il est présent à chaque instant : au réveil, dans les transports en commun, ou encore dans la jungle urbaine où il nous simplifie les trajets. Le téléphone est devenu notre assistant personnel, notre bras droit ; parfois totalement indissociable de notre activité.

C’est pourquoi la journée sans téléphone (du mardi 06 février au jeudi 08 février 2018) est l’occasion de repenser notre manière d’appréhender le monde et la mobilité. Et plus encore, lorsqu’il est question de covoiturage !

C’est justement là que les solutions d’ecov peuvent intervenir !

En alliant dispositifs physiques et numériques, la pratique du covoiturage est sécurisée et accessible à tous. Les panneaux lumineux situés en amont des stations de covoiturage permettent d’informer les conducteurs de la présence d’un passager et affichent sa destination.

Pour le passager, l’accès au service est tout aussi simple. Et le smartphone n’est pas obligatoire ! Il lui suffit de renseigner son trajet à la borne et de conserver le ticket délivré par la station (qui servira par la suite à payer le conducteur).

Une application mobile et un site internet sont aussi proposés aux passagers et conducteurs connectés.

 Depuis 3 ans, 3 réseaux dans 3 régions différentes : un service public de covoiturage de proximité.

Avec nos marques COVOIT’ICI, COVOIT’GO et bientôt d’autres projets, des lignes de covoiturage se développent (dans le Vexin, Salon de Provence …). Elles viennent renforcer le réseau actuel de transports en commun. Sans pour autant imposer le recours aux smartphones.

Petit à petit, une dynamique collective se crée et simplifie la pratique du covoiturage. L’accès aux territoires est facilité par des dessertes rurales, des rabattements vers une gare ou un centre urbain … Et ceci dynamise à terme l’activité économique.

En collaborant étroitement avec les collectivités et les différents acteurs de la mobilité, nous œuvrons ainsi au quotidien pour développer un service public de covoiturage de proximité

 

Alors si vous aussi vous tentez la journée sans mobile, vous vous rendrez très vite compte que sans lui, tout devient plus concret et qu’il faut trouver des alternatives. Il en va de même pour nos solutions de covoiturage. En utilisant nos dispositifs techniques (panneaux lumineux, bornes connectées …), le covoiturage reste possible même sans smartphone !