Reprenant les recommandations de la convention citoyenne pour le climat, une tribune d’élus locaux propose de développer des nouvelles politiques publiques locales en faveur de la transition écologique, tout en renouvelant les pratiques démocratiques. C’est l’ambition que partage Ecov autour de la notion de service public citoyen.

Renouveler les politiques publiques locales pour accélérer la transition écologique et démocratique

Politiques publiques locales pour la transition écologique

Dans une tribune publiée le 23 mai dans Le Monde, des élus locaux de divers horizons politiques s’engagent à mettre en oeuvre celles des 149 propositions de la convention citoyenne pour le climat qui relèvent de leur compétence.

“Une grande partie des solutions à la crise climatique se trouve dans nos communes, et les maires seront donc en première ligne pour s’engager avec leurs habitants dans cette grande transformation que nous devons opérer.”

Commande publique, rénovation des bâtiments, urbanisme, mobilité, alimentation, circuits courts… Les élus déclinent une série de champs sur lesquels les communes sont compétentes, et sur lesquels elles peuvent agir. Certains élus “iront encore plus loin sur le plan démocratique, en organisant à leur tour des conventions citoyennes à l’échelle de [leurs] territoires”.

De la même manière que questions sociales et écologiques sont intimement liées – c’est la notion de “transition juste”, la question démocratique est au cœur du renouveau des politiques publiques à mettre en oeuvre pour parvenir à réduire drastiquement nos impacts écologiques.

Des services publics citoyens pour concilier économie du partage et intérêt général

services publics citoyens

Ecov porte en ce sens la notion de service public citoyen (voir par exemple ici une tribune cosignée en 2018 dans la Gazette des communes). Ces services publics sont co-construits et co-produits par les citoyens. Ils visent à mettre l’économie du partage non pas au service de plateformes privées monopolistiques, mais au service de l’intérêt général : mieux utiliser nos voitures, nos logements, nos équipements ou nos connaissances, sous le contrôle des collectivités et des usagers qui produisent et bénéficient de ces services publics.

Cela ne signifie donc pas que les pouvoirs publics se désengagent. Au contraire, pour se développer, ces services publics doivent pouvoir être portés par l’Etat et les collectivités. En effet, l’initiative purement privée est limitée dans sa capacité d’innovation par de nombreux aspects (par exemple une pression financière qui oblige une rentabilité à court terme) ; l’action publique permet d’innover différemment et donc d’apporter des réponses nouvelles. Loin d’être has been, l’action publique est essentielle pour permettre de réaliser la transition juste.

Le covoiturage, un service public citoyen par excellence

le covoiturage un service public citoyen

Le covoiturage du quotidien est un exemple évident de nouveau service public, souvent porté à l’échelle intercommunale. Il implique plus largement tous les échelons de pouvoirs publics (communes, départements, régions, Etat) ainsi que des parcs naturels régionaux, des syndicats mixtes, etc.

Dans les territoires périurbains et ruraux, le covoiturage est la solution la plus adaptée à de nombreux trajets quotidiens, d’un point de vue écologique et économique. Il doit s’insérer en complément des autres modes qu’il est également indispensable de développer : transports en commun, vélo, marche, autopartage, qui sont complémentaires pour mailler les territoires et offrir une solution de déplacements à tous les habitants.

Le covoiturage est en train de devenir une véritable politique publique, qui s’inscrit dans un pilotage plus large des mobilités par les collectivités. Pour répondre à cette exigence de service public – fondement de l’action publique, il doit pouvoir être accessible au plus grand nombre (notamment aux personnes précaires ou qui n’ont pas de smartphone), et être porté par des acteurs qui mettent leur modèle économique au service de l’intérêt général.

Le développement du covoiturage, qui est inscrit dans les mesures préconisées par la convention citoyenne pour le climat, permet enfin de créer des dynamiques locales positives. Il est produit par les habitants qui se déplacent, et mettent à disposition leurs sièges libres ou acceptent de renoncer à leur voiture individuelle. Il repose sur des notions de convivialité, de solidarité, de responsabilité et de partage. Dans les territoires où nous avons déployé des lignes de covoiturage, l’enthousiasme des citoyens pour co-construire et promouvoir ces nouveaux services est évident.

Nous observons donc avec beaucoup d’intérêt le mouvement à l’oeuvre dans les collectivités pionnières qui font de l’écologie un moyen de renouveau démocratique. Cette nouvelle façon d’envisager le service public offre des perspectives immenses pour la réinvention de l’action publique, en matière sociale, environnementale ou économique.

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