Loin de diminuer, les émissions associées au transport de voyageurs ont augmenté de 8% entre 1990 et 2016. Et cela à cause de la réduction du taux d’occupation des véhicules particulier.

 

Le rapport du Commissariat Général au développement durable sur les émissions de CO2 françaises liées à l’énergie entre 1990 et 2016 a été publié ce mercredi 22 août. Il révèle l’importance du développement du covoiturage pour sérieusement réduire les émissions de gaz à effet de serre des transports de personnes. Les efforts mis dans la réduction des émissions des voitures sont largement contrebalancés par la réduction d’efficacité des usages des véhicules et l’accroissement de la demande.

Tout d’abord, rappelons que les émissions de transport de voyageurs (25% des émissions nationales quand même !) sont largement composées des émissions associées aux véhicules particuliers.

Emissions de gaz à effet de serre - transport de personne - ecov

 


Ces émissions ont augmenté. La question est de savoir pourquoi.

N’a-t-on pas fait d’effort sur les véhicules pour réduire leur consommation ?

Si, et la tendance est bonne. Sauf qu’en même temps, d’une part la demande de déplacement augmente (on notera la réduction, stabilisation entre 2000 et 2014, puis la forte augmentation ces dernières années). Et en plus, le taux d’occupation moyen a diminué, passant de 1,78 pass/véhicule en 1990 à 1,58 en 2016, soit une perte d’efficacité de plus de 12%. Cela est d’autant plus absurde qu’avec 1,78 passager par véhicules en 1990, il restait encore beaucoup de manœuvres pour mettre encore plus de monde dans des véhicules dotés de 4 à 5 places !

Facteurs d'évolution des émissions de GES dans les transports - ecov

 

La bataille sur la transition énergétique dans le domaine des transports de personnes (un quart du problème climatique national) est perdue d’avance si un engagement public et privé fort et massif n’est pas fait sur les comportements et usages.

On a su mettre beaucoup d’intelligence et de moyens sur l’amélioration des véhicules, avec de vrais résultats (même s’il reste des marges de progrès substantielles, bien sûr). Il est impératif et urgent de mettre autant d’effort sur l’usage des véhicules. Il faut pour cela, en plus de l’innovation portée par les acteurs privés, une vraie politique publique ambitieuse et assumée dédiée au développement massif du covoiturage. En ayant la main sur la réglementation, la fiscalité et la dépense publique relative aux infrastructures et aux transports, l’Etat et les collectivités disposent des leviers d’action nécessaire.

Le temps du covoiturage est venu !

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